Depuis tout petit, Didier Tourhel est passionné par l’écriture. Il écrit alors des bandes dessinées, puis des poèmes. Mais c’est dans le « roman poétique », comme il le définit lui-même, qu’il exprime au mieux son talent. Ainsi, à 38 ans, Didier Tourhel sort son premier livre « Assis sur une branche sans lune » dans lequel il explore la destinée d’une jeune fille, qui recherche son amour envolé.

Aidée par un vieil homme, elle tentera de la retrouver, tiraillée entre désespoir, rêve et passion. Mais pourquoi ce thème, particulièrement ? « J’ai voulu traiter de la peur que nous ressentons tous de perdre la personne aimée. Selon moi, l’amour peut être comparé à une bulle de bonheur prête à exploser : la peur que tout s’arrête peut nous pousser à des actes insensés. Et hélas, en voulant éviter de faire du mal à l’être aimé, on peut obtenir l’effet strictement inverse » explique Didier Tourhel. L’histoire intemporelle, car « le thème n’est pas propre à notre époque », illustre donc bien cette vision sommes toutes pessimiste de l’amour, lmorsque la peur du lendemain amoureux se fait sentir.

Parfois déroutante, toujours agréable, la lecture de ce « roman poétique » peut surprendre. Mais au calme, adossé contre un arbre, au milieu de la nature, on se laisse facilement bercer par la poésie de l’écriture, la tranquillité des personnages ou la beauté de l’histoire. A la fois roman, poésie et théatre, cette courte oeuvre (une cinquantaine de pages) montre toute la sensibilité de l’écrivain de Combronde, dans le Puy-de-Dôme.

Un écrivain que vous pourrez retrouver aux salons de Montluçon, le 13 mai, et de Chatel-Guyon, le 19 aôut. Pour dialoguer sur son livre, face à lui, « assis sur une branche sans lune ».

Godefroi Bouzid

Article paru dans INFO – Edition Clermont-Ferrand – N°1146 du 21 mai 2007